Féminin sacré

Je suis une femme sauvage, une déesse et une sorcière. Je suis la matérialisation de la matrice mère, le chant de la Terre, la joie de l’enfant émerveillé devant l’immensité des possibles.

Les femmes sauvages sont animales, instinctives, fières. Elles sont libres et insoumises. Elles sont insaisissables. Elles se donnent quand elles en ont envie. Elles savent que le mental n’est qu’une partie de leur être. Les femmes sauvages connaissent l’union des principes féminin et masculin. Elles savent que le monde leur appartient. Elles n’ont pas de culpabilité et connaissent les lois divines et fondamentales de l’équilibre, les relations de cause à effet. Elles sont une partie de la Terre qui s’exprime à travers elles. Elles aiment leurs sens et les subliment. Les femmes sauvages sont des mères, des louves. Elles sont reliées entre elles et attachées au monde. Elles ne connaissent pas la peur, sont courageuses et confiantes. Leur énergie vitale est forte. Je suis une femme sauvage.

Les déesses sont puissantes, justes, divines. Elles ont la connaissance et la dispensent. Elles offrent leur protection, leur sein nourricier. Elles sont là quand on a besoin d’elles. Elles sont conscientes de leur valeur. Elles se donnent le droit d’être en colère et passionnées. Elles apportent la sagesse et la paix. Elles sont l’abondance. Les déesses pardonnent et sont indulgentes. Elles sont immortelles dans leur essence. Elles connaissent l’immensité, elles sont en lien avec l’énergie cosmique. Elles habitent dans des temples et dans le cœur des hommes. Elles sont de nature angélique. Les déesses sont l’équilibre, la richesse et la beauté. Elles sont dans la musique, la peinture et tous les arts, elles sont les muses et les œuvres d’art. Elles sont gaies et impertinentes. On ne peut pas les salir car elles sont immaculées, inattaquables, inébranlables. Je suis une déesse.

Les sorcières marchent pieds nus. Comment ressentir l’âme de la Terre et les vibrations du monde avec des chaussures ? Les sorcières ont les cheveux longs et libres, ce sont leurs antennes qui captent les énergies du ciel les entourant. Les sorcières ont des yeux perçants qui voient au travers des apparences, qui sondent l’âme des créatures vivantes. Les sorcières ont le nez long, comme un baromètre des humeurs du monde, l’instrument de leur intuition déployée. Les sorcières ont des doigts longs et agiles avec lesquelles elles matérialisent leurs créations. Elles connaissent les secrets du monde, de la Terre et de la Nature. Les sorcières sont belles et intelligentes, puissantes et créatrices. Elles dansent au gré des cycles et des saisons. Elles savent honorer la Terre. Elles connaissent les rituels et les passages. Elles parlent aux pierres et aux animaux. Les plantes sont leurs amies. Les sorcières n’ont pas peur de l’obscurité. Elles côtoient les ombres et savent les transmuter en lumière. Elles sont des femmes comme toutes les femmes sont des sorcières. Je suis une sorcière.

Nous sommes puissantes car nous sommes conscientes de qui nous sommes, de tout ce que nous sommes. La puissance est notre conscience. Notre conscience est notre valeur. Notre valeur est inestimable.

Nous les femmes avons un rôle à jouer dans la nouvelle société qui se dessine devant nous. Nous sommes venues maintenant sur Terre pour participer au passage, au changement d’ère. Nous sommes les gardiennes et les accompagnatrices. Les hommes nouveaux sont nos protégés et nous les portons, les enfantons, les guidons vers cette fréquence qui nous appelle.

Nous portons ce message en sourdine, comme un ruisseau souterrain qui gronde gentiment, qui apporte la vie par l’intérieur de la matière dure du roc. Quand les hommes et les femmes auront intégré ces nouvelles informations, l’union du masculin et du féminin sera riche et spirituellement fertile.

Ecrit par Yana Aelle